MASQUES CESAR
Les masques César sont des masques fabriqués en plastique (ouate de cellulose extrudée) peints à la main et manufacturés en France entre 1960 et 2000, connus principalement pour représenter des personnages de séries et de dessins animés.
Histoire:
La société César prend sa source au XIXe siècle avec la famille Barthélémy qui possède une manufacture de plumes pour écriture.
L’entreprise souhaite se dĂ©velopper mais l’affaire dĂ©cline en 1842.
La famille décide de changer de voie et utilise les plumes restantes pour orner des loups et des masques.
La sociĂ©tĂ© est ensuite vendue plusieurs fois jusqu’Ă appartenir Ă M. CĂ©sar en 1885.
La sociĂ©tĂ© prend le nom de Maison Jules CĂ©sar et s’installe Ă Saumur en Maine-et-Loire.
Cette manufacture propose alors des masques en papier mâchĂ© de personnages et d’animaux, sur catalogue.
Le fils de Jules CĂ©sar, Guy, reprend les rĂŞnes de l’entreprise dans les annĂ©es 30.
e dernier négocie un contrat de licence avec Disney en 1938.
L’entreprise commercialise alors des masques en carton plat de Mickey, Minnie et des trois petits cochons.
Le carton plat est remplacé une année plus tard par du carton embouti : le matériau est pressé contre un moule pour lui donner la forme souhaitée.
Pour attirer une clientèle adulte, la sociĂ©tĂ© fabrique des masques Ă l’effigie de personnalitĂ©s historiques et politiques telles que LĂ©on Blum, Winston Churchill, Joseph Staline, etc.
Les partenariats avec Disney continuent avec la sortie d’une sĂ©rie Blanche-Neige et les Sept Nains.
En 1948, l’entreprise se diversifie et propose des pantins articulĂ©s en papier mâchĂ©, toujours Ă l’effigie de personnages de l’univers Disney.
L’annĂ©e 1954 marque un tournant dans l’histoire de l’entreprise grâce Ă l’arrivĂ©e du plastique et de la technique du thermoformage.
Des plaques de plastique PVC chauffées sont posées sur des moules, et sont retirées à froid.
Dès lors, les masques en papier mâchĂ© disparaissent de leur catalogue progressivement jusqu’Ă leur arrĂŞt total de production en 1958.
La Maison CĂ©sar devient prospère en s’associant avec les fabricants de dĂ©guisements et en multipliant les contrats de licence, mais aussi en produisant des masques Ă l’effigie de cĂ©lĂ©britĂ©s du moment (Johnny Hallyday, Dalida, Brigitte Bardot).
En 1971, l’entreprise commercialise un nouveau type de masques : un masque intĂ©gral en vinyle fabriquĂ© Ă base de billes de latex coulĂ©es Ă chaud dans un masque inversĂ©.
Au cours de cette dĂ©cennie, CĂ©sar s’exporte notamment aux États-Unis : l’entreprise rĂ©alise 50% de son chiffre d’affaires sur le territoire amĂ©ricain.
La Maison cĂ©sar devient alors le Groupe CĂ©sar. S’ensuit une vague de rachat d’entreprise entre 1994 et 2000.
Au cours des annĂ©es 2000, le groupe mise sur l’importation de la fĂŞte d’Halloween en France, qui ne rapporte pas autant de succès qu’en AmĂ©rique.
CĂ©sar connait alors des difficultĂ©s financières6. La production de masques Ă Saumur s’arrĂŞte en 2004.










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